NELL MESCAL, INTERVIEW (FRENCH VERSION)

Nell Mescal est une auteure-compositrice-interprète irlandaise dont la musique déborde de sensibilité et d’émotion. À l’occasion de la sortie de son dernier EP, The Closest We’ll Get, Jade, de notre équipe, s’est entretenue avec cette artiste qu’il ne faut absolument pas manquer.

Te souviens-tu du jour où tu as réalisé que tu voulais faire de la musique ton métier ? Comment as-tu appris à chanter ?

J’ai toujours chanté ; quand j’étais petite, ma mère disait que je chantais pour tout. Par exemple, si je voulais manger ou si j’avais besoin de quoique ce soit, je chantais pour l’obtenir, au lieu de le demander. C’était donc quelque chose que j’ai toujours adoré, et puis j’ai fait partie de toutes sortes de chorales, de groupes de chant et de troupes de théâtre. C’était en quelque sorte ce vers quoi j’ai toujours gravité. J’ai commencé à écrire sérieusement vers 11 ou 12 ans, et c’est devenu une vraie obsession pour moi. Je m’y mettais sans cesse.

Et puis, je promenais mon chien, j’écoutais Birdy, elle a une chanson qui s’appelle  Words as Weapons. Je me souviens avoir entendu cette chanson en particulier et m’être dit : « Oh, j’ai vraiment envie de faire de la musique pour les autres, pas seulement pour moi. » Ce qui, je suppose, c’est que quand on écrit pour soi-même, ça finit par être pour les autres.

Dès l’instant où j’ai entendu cette chanson, j’ai pensé: « Je veux faire exactement la même chose qu’elle. » Donc oui, je crois que j’avais à peu près 12 ans.

Peux-tu me parler un peu de ton processus d’écriture ? Qu’est-ce qui te vient en premier ?

Quand j’écris seule, je m’assois avec un instrument, soit le piano, soit la guitare, principalement la guitare en ce moment, et j’ai déjà quelques notes, puis je commence à réfléchir. Ensuite,  je me mets à jouer et à chanter en même temps. Donc, je ne sais pas vraiment ce qui vient en premier. Franchement, je ne sais pas. En général, je suis juste assise là et je marmonne des mots qui n’ont pas forcement de sens jusqu’à ce que quelque chose me vienne.

Où écris-tu la plupart de tes chansons ?

En général, c’est dans ma chambre ou dans le salon. Mais j’ai vu une autre artiste. Je ne sais plus qui c’était exactement, mais elle dit qu’il y a quelque chose qui, selon elle, a vraiment changé sa façon d’écrire.  Elle parle beaucoup d’énergie. Moi, je suis vraiment très axée sur l’énergie et c’est un sujet qui me parle beaucoup.

Elle évoque le fait de changer d’endroit dans la maison pour écrire, car elle avait l’impression que toute l’énergie avait été aspirée des endroits où elle avait écrit auparavant. Du coup, j’ai commencé à faire pareil. Alors, au lieu de m’asseoir, par exemple, du côté gauche de mon lit, je m’assois à droite.

Et puis, au lieu de m’asseoir au bout de mon lit, je m’asseyais en haut. Je ne sais pas si c’était un effet placebo, mais je crois que ça m’a aidé.

Du coup, je me suis mis à me déplacer lentement et par petites touches dans mon appart, en puisant toute l’énergie de chaque recoin. Mais bon, c’est un peu partout.

Quels artistes t’inspirent ces derniers temps ?

Je pense que quand je travaillais sur l’EP The Closest We’ll Get, c’était surtout des gens comme Adrianne Lenker et Beth Southwell c’est sûr.

 Juste des gens qui racontent une véritable histoire, en sachant très bien ce qu’ils font. Et ça m’a vraiment inspirée.  Je ne suis pas du genre à passer à autre choses. Surtout quand ça concerne les artistes. Si je suis obsédée par une chanson, ou un artiste ça va me rester sur plusieurs années.

Donc, j’en suis encore là pour le moment. J’écoute aussi beaucoup Ryan Beatty, que j’adore. Je trouve juste qu’il est incroyable.

Peux-tu me dire comment tu as réalisé cet EP, et quels étaient les thèmes que tu savais vouloir aborder ?

Je l’ai enregistré l’année dernière, en avril, à New York avec le producteur Philip Weinrobe. Je suis une grande fan, il a notamment travaillé sur Bright Future et des projets avec Adrianne Lenker.

J’étais très stressée à l’idée qu’il veuille travailler avec moi. J’essayais en quelque sorte de l’en dissuader. J’avais tellement peur d’y aller et de tout gâcher, ou de ne pas être prête. Parce que le principe d’une session avec lui, c’est de tout faire en direct, et personne ne connait ou n’a écouté les morceaux à l’avance.

Tout est complètement improvisé sur place. Ce qui est vraiment intimidant, surtout si on a des idées préconçues sur le résultat final. Parce que si on passe un mois en studio avec quelqu’un, on ne s’arrête pas tant qu’on n’a pas exactement ce qu’on veut. Mais avec ce processus, on avait trois jours avec tout le groupe pour enregistrer. C’est finalement assez peu. Et puis, tout le monde improvise sur le vif. On n’était pas autorisé à réécouter quoi que ce soit.

On faisait quelque chose. Et si ça te plaisait, mais que tu ne te souvenais plus de ce que tu avais fait, Philip disait : « Fais quelque chose de différent » ou « Essaie encore ». C’était assez effrayant, mais aussi tellement excitant.

Et je pense que ça a donné quelque chose de très émouvant sans être trop sentimental, parce que pour moi, ces chansons sont tellement, tellement tristes. Et puis, à la fin de l’enregistrement, elles sont devenues quelque chose de bien plus significatif parce qu’il y avait un sentiment d’optimisme qu’on pouvait retrouver dans toutes les chansons. À part « Middleman », qui est assez triste.

Je me suis vraiment éclatée en les enregistrant, parce que quand j’ai écrit ces chansons ( tu me parlais du thème) , elles parlent de deux personnes qui sont entre l’amitié et quelque chose de plus, sans jamais vraiment y arriver. Et je ne sais pas si tu t’es déjà retrouvé dans une situation où tu aimes quelqu’un sans savoir si c’est réciproque.

C’est tellement prenant, surtout quand on imagine que c’est peut-être le cas. Il y a comme une raison spécifique pour laquelle il ou elle ne peut pas, ou peu importe ce que c’est. Ça peut occuper une place énorme dans ta vie.

Mais je trouve que ça m’a fait beaucoup de bien de me replonger dans ces chansons, car nous les avons enregistrées, quelques mois plus tard je me suis sentie apaisée.

J’avais tourné la page. Et donc j’avais toutes ces différentes perspectives dans ces six chansons, allant de la tristesse la plus profonde à la colère. C’était un peu comme les cinq étapes du deuil. Et puis les enregistrer, ça a été pour moi une véritable métamorphose, une transformation personnelle.

Tes paroles sont très intimes. As-tu déjà hésité à sortir une chanson parce que tu la trouvais trop personnelle ?

Je pense qu’il y a certainement des chansons que je n’ai jamais envisagé de sortir parce que je me disais : « Oh, je ne sais même pas comment j’en parlerais. »

Mais je crois que la chanson qui m’a le plus fait peur, c’est Thin , et je n’avais pas peur avant… On l’avait enregistrée, elle devait sortir un vendredi, et on l’a mise en ligne sur un deuxième lien pour les fans, quelques jours avant, et je me souviens l’avoir postée pour eux.

J’étais assise dans un coin de ma cuisine et je me disais : « Oh, je n’ai pas envie de sortir une chanson ». C’était quelque chose qui me trottait vraiment dans la tête, et j’étais un peu nerveuse parce que j’en avais rarement parlé à qui que ce soit.

Donc, passer de le dire à deux personnes à le partager avec tous ceux qui voudraient l’entendre, c’était assez effrayant. Et je l’ai mis de côté, comme si rien ne c’était passé. Et puis quand c’est sorti, je me suis dit : « Oh, merde. » 

Mais oui, avec celle-là, c’était un peu flippant. Mais je pense que c’est une bonne chose d’avoir peur.

As-tu une chanson qui a été la plus difficile à écrire, et pourquoi ?

Je pense que Thin a été un véritable défi, pas seulement pour cet EP, mais parmi toutes mes chansons. Ça a été difficile parce que je ne savais même pas que j’allais écrire là-dessus ce jour-là. Je me suis dit : « Attends, ça m’est juste venu tout seul. »

Et dans ce sens-là, c’était facile, mais essayer de ne pas, je ne sais pas, même de comprendre que c’étaient mes sentiments, c’était assez difficile. Mais pour l’EP, aucune n’était vraiment trop difficile.

Par contre, Sweet Relief m’a pris énormément de temps à écrire parce que j’avais écrit les premiers couplets en une soirée, puis j’ai eu du mal à finir la chanson parce que je pensais que personne ne voudrait jamais l’entendre.

Et c’est juste que parfois, quand j’écris toute seule, et qu’il n’y a pas de production derrière, je me dis : « Oh mon Dieu, ça va être vraiment dur de faire en sorte que les gens s’intéressent à cette chanson. ». Et puis ce qui était beau là-dedans, c’est que en écrivant les couplets et le refrain, j’étais dans une vraie tristesse.

Et puis, une semaine avant d’aller enregistrer avec Philip à New York, je me suis dit : « Je pense vraiment que l’EP n’est pas complet. Il lui manque une chanson. Il lui faut une conclusion. Il me manque ça » Je me disais que je n’avais pas le soulagement que je voulais ressentir à la fin de tout ça. Et puis je me souviens m’être dit : « Oh, j’ai le début d’une chanson. Je pourrais peut-être la finir. »

Et puis j’ai écrit le pont, un an plus tard, après avoir écrit le premier couplet. C’était intéressant parce que dans les couplets, on y trouve une vraie tristesse. Et vérité, c’est juste moi qui essaye de raconter l’histoire. Et puis, quand on arrive au pont, c’est comme si ça reflétait exactement ce que je ressentais. Et pour moi, c’était comme un parcours, tout cela condensé en une seule et même chanson.

Quels sont tes projets pour le reste de l’année, et prévois-tu de sortir un album ?

L’album n’est pas encore prêt, mais j’y pense tout le temps. Ça fait des années que je réfléchis à ce premier album. Donc, pour rester aussi vague que possible, je peux dire que j’écris beaucoup de musique en ce moment.

Et hier soir, j’ai d’ailleurs publié sur Discord une sorte de démo d’une chanson que j’ai jouée pendant la tournée de Sigrid, en essayant simplement de continuer à offrir des chansons aux gens au fur et à mesure que l’année avance. Mais je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas ce qui va suivre, à part le fait que j’écris beaucoup.

Je suis très inspirée en ce moment, ce qui est vraiment génial. Je viens juste de terminer la tournée avec Sigrid. J’ai d’ailleurs joué à Paris la semaine dernière.

C’était une tournée tellement sympa et, encore une fois, ça m’a rappelé à quel point j’adore être dans une salle pleine de gens qui chantent des chansons. J’ai donc vraiment hâte de pouvoir, je l’espère, recommencer ça cette année.

Peux-tu me raconter un peu comment s’est passé la tournée ?

Je n’avais jamais fait de tournée en Europe. J’avais déjà joué une fois à Paris, et j’ai joué dans quelques salles, mais dans des contextes très aléatoires, pas vraiment comme une vraie tournée, mais devant beaucoup de monde. Et l’équipe de Sigrid était géniale. Et oui, on avait l’impression de faire un Interrail.

On mettait tout le matériel dans le bus de Sigrid, et on prenait le train. Et franchement, c’était tellement sympa. Je n’avais jamais joué devant un public allemand.

Et jouer à Cologne, Hambourg, Munich et Berlin, c’était vraiment génial. Et puis on a fait Bruxelles et Amsterdam, avant de finir à Paris.

Et ça a été l’un de mes concerts préférés de tous les temps. Tout le monde était tellement gentil et à l’écoute. Et j’ai rencontré tellement de gens au stand de merch après.

Qu’est-ce que j’ai appris de cette tournée ?

J’ai appris que les gens s’intéressent vraiment à ce qu’on fait. Même s’ils ne le montrent pas, je pense que c’est quelque chose que l’on ressent quand on est en première partie : c’est dur, c’est peut-être un mot un peu fort, mais ça peut être un peu difficile, et on peut se demander si les gens s’intéressent vraiment ou s’ils sont même ouverts à découvrir de nouveaux artistes.

Et j’ai tellement de chance d’avoir pu faire autant de premières parties, et chacune d’entre elles a été tellement amusante et intéressante pour tant de raisons différentes.

Et on rencontre tellement de gens différents à qui ça tient vraiment à cœur, même si c’est dur d’avoir l’attention complète d’un public. Même s’ils s’en fichent, ils vont rester polis et ils ne pas parler. Ça m’a donné de l’espoir. J’avais juste hâte de revenir. Je suis vraiment impatiente de revenir un jour.

Quand tu te sens en panne d’inspiration, que fais-tu pour retrouver l’inspiration ?

Je fais beaucoup de promenades. Je nettoie ma maison à fond. Quand j’essaye juste de comprendre ce qui se passe dans ma vie, voilà ce que je fais : je vais me promener, puis je rentre chez moi et je nettoie mon appartement, en espérant que ça m’aide à comprendre ce qui ne va pas chez moi, ou ce qui me bloque. Mais pour être honnête, je n’y arrive pas, c’est tellement difficile.

Je suis sûr que tu vois ce que je veux dire. Il y a des moments où on ne sait tout simplement pas quoi faire. Mais j’ai discuté avec un de mes amis, qui est lui aussi auteur-compositeur et qui fait ça depuis bien plus longtemps que moi.

Un jour, je lui ai envoyé un SMS disant : « J’ai l’impression que je n’écrirai plus jamais de chanson. ». Il était environ 9 heures du matin.

Il m’a répondu : « Je te promets que tu y arriveras, tu as juste besoin de te réveiller. La première chose à faire, c’est de prendre ta guitare. » Et j’ai répondu : « je ne peux pas faire ça.»

Il m’a dit : « Prends simplement ton instrument ; c’est la première chose que tu devrais faire le matin. » Mais je suis plus quelqu’un de la nuit. Je préfère faire ça.  Mais ça m’a vraiment aidé. Parce que ça me met dans une situation où c’est difficile de faire ce que tu fais tous les jours si tu le fais exactement de la même manière.

En fait, le simple fait de briser les schémas était important. Et puis tu continues juste à écrire la pire chanson que tu n’aies jamais écrite jusqu’à ce que tu écrives une chanson correcte, et ensuite ça s’améliore. Mais oui, c’est dur.

J’essaie de ne pas me mettre trop de pression. Si je suis en tournée et que je ne prends pas ma guitare dans la loge avant d’entrer en studio ou avant de monter sur scène avec l’idée d’essayer d’écrire une chanson, alors je ne le fais tout simplement pas. Je veux dire, si ça ne s’impose pas.

Parce que tu es occupée, que tu fais d’autres choses et que tu vis ta vie. Tu trouves tout ce dont tu as besoin pour écrire une chanson. Alors j’essaie de rester sereine.

Si tu pouvais parler à la jeune fille que tu étais, quel conseil lui donnerais-tu ?

Hum, je lui dirais de sortir de sa tête, d’arrêter de vivre dans sa tête. Mais peut-être que je ne le ferais pas, parce que si je n’avais pas vécu dans ma tête, je n’aurais probablement pas écrit autant de chansons, mais, hum, oui, c’est difficile. On s’inquiète tellement pour des choses alors qu’on n’en a en fait aucune idée. Je n’ai aucune idée de ce que ça signifie vraiment d’être dans la musique et de faire ce métier, mais ça me fait quand même très peur.

 Et je pense que ça m’a toujours fait peur, mais ensuite je me dis en quelque sorte : « Ça n’a pas d’importance. Tu écris juste des chansons. Alors continue à faire ça et arrête de vivre dans ta tête. »`

Parmi tous les artistes que tu aimes ou que tu écoutes, quelle chanson aurais-tu aimé composer ou écrire toi-même?

Je trouve qu’il y a quelque chose de vraiment génial dans les paroles d’Adrian Lenker, Not a lot , Just Forever . Je ne sais pas si tu connais cette chanson, mais, euh, je ne sais pas comment on pourrait résumer un truc comme ça. Je trouve qu’elle est tout simplement incroyable. Et oui, chaque fois que j’écoute cette chanson, je suis complètement bouleversée. Alors peut-être cette chanson-là.

As-tu eu des sources d’inspiration particulières pour cet EP ?

Eh bien, à l’époque, j’étais juste tellement… Je vais être honnête. J’étais une autrice assez égoïste. C’était juste tout ce qui m’arrivait. Et donc, je me disais : « Oh, c’est ça qui m’occupait l’esprit. » Je n’étais probablement pas une très bonne amie à l’époque.

Parce que c’était tout ce dont je voulais parler, et j’essayais de mettre de l’ordre dans ma vie. Et, honnêtement, j’ai été assez inspirée par la thérapie. J’ai été inspirée, par les conversations de mes amis et, par l’autre personne. J’ai vraiment trouvé beaucoup de réconfort dans l’écriture avec la personne qui me rendait triste. Tu vois ce que je veux dire ? C’était une période assez intense.

Ensuite, j’écoutais des chansons comme Not A Lot Just Forever ou n’importe quoi parmi les anciens morceaux d’Adrianne Lenker qui me faisaient vraiment mal, ça me déchirait le cœur, et j’étais juste triste. Mais c’était bien d’être triste et de pouvoir le ressentir.`

Ça fait maintenant un certain temps que tu vis à Londres, mais te sens-tu toujours en lien avec tes racines irlandaises quand tu composes ou que tu te produis sur scène ? L’Irlande joue-t-elle encore un rôle dans ta musique ?

Eh bien, tout d’abord, c’est la Saint-Patrick aujourd’hui. J’ai toujours du mal à répondre à cette question parce que j’ai grandi en Irlande, j’ai déménagé ici il y a cinq ans, mais je suis irlandaise. J’ai grandi là-bas. J’y ai vécu toute ma vie, jusqu’à ce que je déménage à Londres. Et donc, pour moi, je n’essaie pas d’intégrer quoi que ce soit d’irlandais dans mes chansons, à part simplement qui je suis. Je pense que c’est très évident quand on me rencontre. Certaines personnes trouvent que mon accent n’est pas très irlandais, mais il l’est. Je ne sais jamais quoi répondre.

Par exemple je suis en live sur TikTok, parfois les gens me disent : « Depuis quand es-tu américaine ? » Ce que je ne suis pas.

J’adore le fait d’entendre tout ça moi-même, quand je me dis : « Oh, j’ai vraiment l’air irlandaise là, sur ce mot », ou même pouvoir jouer du violon sur scène.  C’est tellement agréable pour moi, mais ce n’est pas quelque chose que je recherche. J’espère que ça transparaît de toute façon.

Leave a Reply