Après le Zénith, changement de dimension pour The Neighbourhood : direction l’incontournable salle de 20 000 personnes, Bercy.
Deux shows en un an, The Neighbourhood nous a gâtés ! On retrouve l’incroyable Nessa Barrett en première partie, ainsi que le DJ Noise Dept.
Détail qui marque dès l’entrée : le show s’ouvre sur une voix d’IA qui prend en charge le public et présente les différents actes du set. Une idée très dans l’air du temps — déjà présente lors de leur passage au Zénith en mai dernier, où ce même dispositif, une sorte d’assistant vocal baptisé Iris, plongeait la salle dans une ambiance légèrement dystopique avant l’entrée du groupe.
Jesse Rutherford débarque avec ses lunettes iconiques, l’allure toujours aussi classe. Pas de gros changement après un Zénith plein à craquer, juste une capacité doublée, avec deux fois plus de gens prêts à chanter avec lui. Jesse Rutherford demande d’ailleurs, à un moment, qui était là au dernier concert parisien : à peine quelques mains se lèvent dans la salle.
Au milieu du set, le tee-shirt tombe. Torse complètement tatoué, c’est indéniable : c’est une vraie rock star. Musicalement, c’est fou. En fait, ce qui est évident chez The Neighbourhood, c’est qu’ils sont bâtis pour le live. Entre les tubes qui rendent toute l’audience nostalgique et des styles musicaux complètement différents, ils proposent un show unique. On reconnaît d’ailleurs immédiatement leur identité avec des titres comme « The Beach », « Afraid » ou « Sweater Weather ».
Rien que la maison à l’envers, devenue leur symbole, a fait le tour du monde. Tout le monde a partagé, à un moment de sa vie, une phase The Neighbourhood, et c’est ça qui est beau. On retrouve tous les âges, toutes les générations, dans le public.
Côté setlist, le groupe continue de piocher aussi bien dans son dernier album, (((((ultraSOUND))))), sorti en 2025 et marquant leur grand retour après cinq ans d’absence discographique, que dans ses classiques comme « Daddy Issues » ou « Reflections ». Et niveau mise en scène, difficile de faire mieux que « The Beach » : au Zénith déjà, le titre s’accompagnait d’un écran géant transformant la scène en véritable vague virtuelle, avec Jesse Rutherford allongé au sol comme submergé par elle. Un très beau moment. Le titre « Planet » reste également un élément marquant du show, avec cette immense illustration de la Terre qui gravite autour du chanteur.
Un concert très efficace. Dommage qu’il n’y ait pas eu de grosse différence avec celui du Zénith de Paris.

Leave a Reply